3 mythes courants sur le capitalisme

Si vous regardez l’histoire du monde, une grande partie des avancées du niveau de vie ont eut lieu car des entreprises privées ont créé de nouveaux produits, ont créé du travail, ont généré des profits qui ont sorti les gens de la pauvreté et leur ont donné un bon niveau de vie en étant plus productifs. On peut faire encore mieux, et cela aura des effets bénéfiques partout dans le monde, si nous revenons sur les régulations excessives et avons un système bien plus capitaliste.

Mon nom est Jeff Miron et je suis directeur des études lycéennes dans le département d’économie à l’université d’Harvard. J’aimerais parler de trois mythes autour du capitalisme.

Le premier est qu’être pro-capitalisme est la même chose qu’être pro-entreprise. Bien au contraire. L’objectif du capitalisme est de s’assurer que les entreprises doivent s’affronter dans une compétition féroce, ce qui bénéficie aux consommateurs. Ce n’est pas bon pour les entreprises à proprement parler car elles doivent travailler très dur. Beaucoup l’ont compris et détestent le capitalisme. Elles essaient constamment d’obtenir du gouvernement des règles, restrictions, régulations pour les aider, mais ne travaillent pas dans l’intérêt du consommateur. Au final, le capitalisme est bon pour le consommateur. C’est eux que nous essayons d’aider.

Un second mythe est que le capitalisme répartit injustement les revenus. Le vrai capitalisme récompense les personnes productives ; ceux qui travaillent beaucoup, qui ont beaucoup de talent, qui ont de bonnes idées, sont largement récompensés avec le capitalisme, les autres reçoivent moins. L’aspect qui peut préoccuper est que certaines personnes sont très peu qualifiées. Ils ne sont pas capables de gagner beaucoup par eux-mêmes, et donc ceux qui sont raisonnables soutiennent des programmes anti-pauvreté. Mais c’est complètement différent que d’interférer avec le capitalisme, réguler les prix, mettre des quotas, limiter les entreprises. Ces interventions rendent l’économie moins productive, réduisent la taille du gâteau et rendent la vie plus dure pour ceux qui essaient d’aider les moins chanceux et les moins fortunés.

Le troisième mythe est que le capitalisme serait responsable de la récente crise financière et de la récession. C’est, encore une fois, l’exact opposé de la réalité. Premièrement, personne d’intellectuellement honnête ne peut prétendre que nous avions un capitalisme débridé avant la crise, avant l’explosion des subprimes, avant tous les problèmes immobiliers. Nous avions d’énormes interventions du gouvernement qui ont subventionné le risque et qui ont encouragé à sur-investir dans l’immobilier. Si on devait en tirer des conclusions, il faudrait clairement dire qu’interférer avec le capitalisme génère des crises financières, des récessions, parce que ce que nous avons vécu était directement lié aux incitations à la prise de risque excessive et au sur-investissement immobilier, qui ont été été créées par le gouvernement. Le secteur privé a répondu à ces incitations, donc bien sûr le privé n’est pas totalement blanc dans cette affaire. Mais si l’on recherche la cause, cette crise vient de mauvaises politiques et non du secteur privé ou du capitalisme en lui-même. Plus important encore, quand le gouvernement renfloue ceux qui ont pris des risques excessifs, ils les encouragent à recommencer dans le futur, et nous avons malheureusement continué dans cette direction avec le TARP (plan Paulson) et les politiques de la réserve fédérale, qui ont aidé Wall Street et les preneurs de risque à ne pas payer le prix de leurs excès.

 

Pour en savoir plus, visitez www.learnliberty.org un projet de l’Institut des Études Humaines (IHS)

Traduction réalisée avec l’aide d’Alexandre et d’Olivier.