Faut-il autoriser les contrefaçons ?

Faut il ouvrir le marché aux contrefaçons ?

Oui et non.

Oui pour les cas où c’est une « imitation de », tant que la copie ne prétend pas être l’originale.

Par exemple, si mon boulanger invente une pâtisserie nouvelle mais la vend à un prix exorbitant, j’ai le droit de lancer une boulangerie concurrente et de vendre la même chose.

L’exemple paraît stupide, mais les lois sur la propriété intellectuelle sont devenues tellement restrictives qu’il est virtuellement impossible d’écrire un quelconque logiciel nouveau sans enfreindre des dizaines de brevets, et donc vendre une contrefaçon sans même le savoir.

Non quand il s’agit d’une tromperie. Vendre un médicament qui se prétend d’une marque et d’un composé alors que ce n’est pas le cas est un mensonge pur et simple.

 

Et pour les contrefaçons de montre ou autres objets plus ou moins luxueux ?

Si c’est vendu comme une marque X alors que ce ne l’est pas, c’est une arnaque, point.

Si c’est « tout comme » avec un nom différent, c’est de la concurrence.

 

Et le droit d’auteur dans tous ça ? Les brevets, la protection des œuvres et des artistes ? Le système actuel montre ses limites et surtout ses dérives, que propose le libertarianisme ?

Il y a un consensus sur le fait que la propriété intellectuelle (PI) est allée trop loin.

Cependant, tous ne sont pas d’accord pour savoir si la PI est légitime ou pas. Pour faire court, il y a ceux qui la trouvent légitime car c’est une production intellectuelle, qu’il faut protéger comme toute production physique, et ceux qui avancent que la PI est une violation de la propriété et de la liberté d’autrui et qu’il faut donc l’abolir.