Quid du réchauffement climatique ?

Les réponses des libéraux sur les questions climatiques sont plutôt rares. Bien que certains libertariens aient publier des écrits intéressants, les réponses me semblaient tout de même floues… Résultat: la plupart des libéraux ont décider de nier le réchauffement climatique.quelle est ta position?

Bonne question, ou devrais-je dire bonneS questionS, car c’est un sujet complexe sur lequel j’aurais plusieurs réponses à apporter. Je précise que je n’ai pas d’avis à proprement parler sur la question du réchauffement, qui pour moi est un débat scientifique qu’il faudrait laisser aux scientifiques. Là où j’ai de fortes réserves à émettre, c’est sur les questions politiques et économiques qui entourent le sujet.

Tout d’abord, petit rappel théorique, la question soulevée par les gaz à effets de serre et le changement climatique est la question des externalités comme on les appelle en économie, c’est à dire une conséquence involontaire de l’activité de l’homme. Quand vous utilisez votre voiture, votre intention n’est pas d’engloutir la banquise et les ours polaires sous les océans. Le rejet de CO2 est la conséquence involontaire de votre action. Le problème posé ici est que ces conséquences peuvent être couteuses, d’autant plus que le « coupable » de cette injustice n’est pas identifiable précisément. Chacun de nous, au quotidien, produisons du CO2, et si cette production de CO2 cause des injustices il est parfaitement impossible de mener une action devant les tribunaux contre chaque individu. Que l’état intervienne pour régler le problème de ces externalités n’est pas choquant en soi si les dégâts sont avérés.

Prenons alors une hypothèse pessimiste et faisons un rapide calcul : admettons que, comme ce rapport des Nations Unies l’affirme, le changement climatique coûtera plus de 100 milliards par an en 2050 à l’échelle du monde entier. C’est, pour donner un ordre de grandeur, 0.1% du PIB mondial actuel. Donc encore moins que cela d’ici 2050. Autrement dit, les effets économiques du réchauffement climatiques seront très faibles, et ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les Nations Unies. S’il fallait mettre en place aujourd’hui une taxe carbone mondiale pour payer ces 100 milliards, cela représenterait 0.20$ par tonne émise pour couvrir les 31.6 milliards de tonnes émises en 2012. Une taxe de 20 centimes de dollar sur chaque litre brulé couvrirait tous les frais annuels qu’engendreraient le réchauffement climatique. Tout ce débat (hystérique) pour 20 centimes de dollar, alors que l’on prélève dors et déjà en France pratiquement le double sur le gazole et le triple sur l’essence ?

Autre point à noter, nous sommes (tous) victimes du biais pessimiste. Les études sur le réchauffement climatique sont très nombreuses et divergentes. Pourquoi alors est-ce que seules les plus catastrophistes trouvent leur chemin vers les journaux ? Pourquoi a-t-on abondamment parlé de la mort programmée des ours polaires et de l’Antarctique, mais personne n’a publié les relevés de la NASA montrant que le réchauffement est en « pause » ? Parce qu’une bonne nouvelle ne vend pas. Les scientifiques ont une incitation forte à être catastrophistes, ce qui les assurera d’être repris par la presse et les divers groupes politiques. Quand on prend un peu de recul et que l’on sort des grands titres, on se rend compte que même si le réchauffement est une réalité, nous sommes loin de l’apocalypse annoncée par Al Gore. Souvenez-vous, il avait annoncé la fonte totale des pôles pour 2014…

Je pense que le cœur du débat n’est pas scientifique, il n’est que purement politique. Ce qui m’attriste, c’est de voir par exemple des scientifiques s’improviser économistes lorsqu’ils arrivent sur les plateaux TV pour parler du réchauffement climatique. Je ne me permets pas de donner des leçons de climat en manipulant trois courbes, j’aimerais bien que les climatologues fassent de même et prennent un cours d’économie avant de venir donner les détails des politiques qu’ils préconisent.

Comme je l’ai expliqué, il y a une réponse appropriée, elle est déjà mise en place, c’est la TIPP. Les automobilistes paient déjà en France (si ce n’est plus) pour les dégâts théoriques qu’ils infligeront dans le futur. Mais ce n’est pas le débat. Les écologistes ne militent pas pour que les injustices du changement climatiques soient compensées. Le changement climatique est le nouveau prétexte donné pour contrôler l’économie. Comme disait Walter Block, les écologistes sont comme des pastèques : verts en surface, rouges quand on commence à gratter un peu.

Pour le mot de la fin, je me permettrai de citer un ancien ministre saoudien Sheikh Zaki Yamani :

L’âge de pierre ne s’est pas terminé parce que nous avions épuisé les réserves de pierre, et l’âge du pétrole se terminera bien avant que le monde n’ait plus de pétrole.

On ne se débarrassera du pétrole que lorsque l’on trouvera mieux que le pétrole. Si vous croyez sincèrement que les énergies renouvelables sont l’avenir, investissez-y votre argent ! Si vous avez raison, alors vous aiderez des nouvelles solutions à se créer, vous deviendrez riche (bouh le vilain), et qui sait, peut-être est-ce que ça vous réconciliera avec la concurrence et l’économie de marché ?